La hausse des frais de scolarité,
un enjeu préoccupant
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- Publié, 6 septembre 2011
En mars dernier, le gouvernement de Jean Charest a profité du dépôt de son budget pour présenter un plan de financement des universités visant à renflouer les coffres de ces dernières. La solution retenue par ce dernier est l’augmentation massive des droits de scolarité de 325 $ par an entre 2012 et 2017. En les faisant passer de 2167 $ à 3 793 $, ce sont 1625 $ de plus qui devront être défrayés annuellement, ce qui représente une hausse de 75 %. Avec la hausse de 500 $ imposée entre 2007 et 2012, l’augmentation finale grimpera jusqu’à 127 %. Tous seront-ils capables d’assumer cette nouvelle atteinte à l’accessibilité aux études?
Bien que le gouvernement affirme que ces nouvelles mesures soient mises en place pour rattraper le gel des droits de scolarité, le plan de redressement proposé démontre quant a lui que l'objectif va bien au-delà d'une simple augmentation de la facture étudiante. En effet, on remarque la volonté du gouvernement de désengager progressivement l’État québécois du financement des universités en transférant le fardeau sur le dos des étudiants. Cela signifie que la proportion versée par le gouvernement va donc diminuer au cours des cinq prochaines années, alors que celle des étudiants va augmenter.1
Nous pouvons donc nous questionner sérieusement sur la nécessité de cette hausse et sur les conséquences néfastes qu’elle aura sur la jeunesse québécoise.
1 Budget du gouvernement du Québec, 2011-2012










